Une rencontre sur le port de las Palmas: Diane,Igor et Tamam
Après un repos de quelques jours dans un camping à la montagne (eh oui l’île de la Gran Canarie est petite et montagneuse) à 25 kms du port de Las Palmas je redescendais pleine d’énergie pour rechercher un voilier qui voudrait bien de nous pauvres vagabonds de mers que nous sommes. Je me dirigea vers les pontons de transit, à l’entrée de la voie un panneau d’affichage sur lequel les vagabonds de mers se vendent corps et âmes.
Que faut il écrire pour ne pas être comme les autres?
Quelles compétences vantées quand on ne connait pas grand chose à la voile?
Ces annonces sont elles lues?
Le meilleur moyen est d’être présent de parler aux gens nous sommes tous d’accord là dessus aucun vagabonds de mers ne vous dira le contraire. Nous pensons tout simplement que mettre une affiche ça nous donne bonne conscience comme ça on aura tout essayer !!!
Je venais d’arriver devant le panneau d’affichage, un nouveau couple de vagabonds des mers français se tenait devant le panneau, à croire que rechercher un bateau est vraiment à la mode ici. Je leur dis bonjour, nous échangeons quelques mots puis un autre français tout juste débarqué du ferry en provenance du Portugal arrive, le couple repart faire un tour à la recherche d’un voilier. Cela est une évidence ici sur les pontons nord du port des dizaines de personnes (vagabonds de mers) sont à la recherche d’un voilier ceci est très en vogue cette année.
Quel sentiment étrange de se trouver là, comme des « mendiants » à clamer aux plaisanciers prenez nous, ne nous laissez pas ici !
Certains sont compréhensifs, ils nous donnent tous les bons conseils pour être de bons équipiers, d’autres sont gênés ils ont du mal à dire non et il y a aussi ceux qui en ont totalement rien à faire. Ceux ci ont un regard méprisant qui fait mal au cœur,ces regards me donnaient envie de disparaître à 50 mètres sous l’eau, une question me traversait l’esprit mais ont-ils déjà voyager??
Ce matin là devant mon panneau d’affichage je vois deux personnes (un couple probablement) avec un magnifique chien, lorsqu’ils passent à mon niveau je les interpelle en plaisantant, car ce matin là je me sentais comme un clown et puis ils m’expliquent rapidement leur projet de Voyage autrement à la recherche de personnes, d’associations qui possèdent des initiatives pour construire un monde meilleur. Ils m’expliquent qu’ils ne sont pas à la recherche d’équipiers mais plus de personnes pleine d’énergie pour partager leurs idées et leur projet. J’explique que max mon copain est pas là avec moi sur le port on convient de se voir le lendemain matin au petit déjeuner. Puis ils partent, Igor avait sur l’épaule un énorme carton cylindrique: un nouveau enrouleur de génois qu’il avait cassé sur la route et qu’il fallait réparer et changer. La vie sur un bateau est loin d’être tranquille toujours des milliers de choses à faire apparemment!!!
Ils partent….
Je me dis waohhhhh des plaisanciers comme cela ça existe aussi, quelle belle et bonne nouvelle pour nous d’un coup mon cœur se remplit de joie. Toute novice que je suis dans le milieu de la voile je commençais seulement à découvrir les multitudes facettes de ces plaisanciers qui viennent tous de milieux différents et qui possèdent tous des horizons différents.
La journée continua j’avais une seule hâte retrouver Max pour lui raconter cette rencontre j’étais tellement enthousiaste, leur projet me plaisait tellement et puis la surprise fut ce projet de l’archipel Bissagos avec les hippopotames quel projet intéressant. Le lendemain lors d’un long petit déjeuner ils nous expliquèrent plus en détails leurs différents projets de leur projet de Voyager Autrement. Ces sujets tellement intéressants qu’on pourraient je crois passer des nuits entière à échanger dessus. Ces gens qui participent à des ONG humanitaires se sentent heureux d’être utile à une bonne cause, mais leurs actions ont elles les résultats attendus, les conséquences des ces actions n’ont-ils pas au contraire pour les populations qu’on aide des effets pervers négatifs? Ces projets de rencontrer, d’échanger avec ces ONG humanitaire pour avoir leurs points de vue là dessus est quelque chose de tellement intéressant et avoir l’avis des populations qui reçoivent ces aides ne pourrait il pas fixer la réelle efficacité de ces actions. Ce projet sur l’archipel des Bissagos de rencontrer, d’échanger avec des ONG locales d’environnement, des institutions comme les parcs marins pour observer leurs actions et leurs efficacités pour préserver cet extraordinaire environnement marin. L’exemple de cet hippopotame qui s’adapte à son environnement et à son évolution la croissance du tourisme par exemple. Max et moi nous nous sentons tellement motivés pour participer à ce projet de Voyager Autrement alors nous avons embarqué avec plaisir sur Miss Terre avec le cœur remplit de joie pour partager et échanger des idées sur ces projets.
Bulletins (RSS)