Le début de notre voyage
Après avoir traversé la France puis l’Espagne en stop nous sommes arrivés à Gibraltar où nous avons cherché durant quelques jours en vain un voilier pour aller jusqu’aux Canaries puis plus loin ensuite le brésil nous faisait très envie. Nous nous sommes résigner à prendre un avion et oui mais desfois il faut savoir mettre son orgueil de côté, nous avons donc décidé de prendre un avion de Séville à Las Palmas de la Gran Canarie. Nous sommes arrivés à Las Palmas un peu déçu d’être en ville mais c’est le problème là où il y a des ports de transit ce sont des grandes villes. Nous avons passé une nuit dans un hôtel à 30 euros puis le lendemain nous avons cherché sur le port un voilier sur lequel nous pourrions embarquer. Ne trouvant rien nous avions été fatigué par ces 2000 kilomètres en stop puis le stress à Gibraltar avec les heures de bus, la frontière tous les jours. Max se sentait vraiment pas bien il avait des douleurs sous la peau sur le côté gauche on décida donc d’aller se reposer à 25 kilomètres dans un camping. Nous sommes arrivés de nuit nous avons été obligé de marcher 8 kilomètres de nuit avec nos sacs beaucoup trop lourds 20 kilos chaque ouille. Ces 8 kilomètres furent interminables la route était très escarpée puis beaucoup plus longue car elle contourne de nombreux barrancos ce sont des gorges. Quand nous sommes enfin arrivé dans le village de Casas Aguilar là où se trouve le camping nous étions très surpris tout petit village où même pas le camping est indiqué nous l’avons trouvé avec l’aide des gens qui l’on croisait sur notre route. Arrivés dans le camping surprise il n’y avait personne en même temps on comprenait pourquoi, quel parcours du combattant nous avait mené jusqu’ici. Nous avons téléphoné un peu tardivement à la femme qui s’en occupait un peu surprise de notre arrivée tardive elle est venu très rapidement au camping. Nous avons passé la première nuit dans les sanitaires pour attendre de voir de jour l’endroit le mieux pour planter la tente. On se retrouvait donc dans un village de 500 habitants dans la montagne où il pleuvait presque tous les jours, nous étions souvent dans les nuages et il faisait la nuit 5 degrés soit presque 6 degrés d’écart avec Las Palmas. Dans le village une épicerie dans laquelle nous faisions nos courses, deux bars, une école, une pharmacie, un médecin puis un camping tenu par Térésa. L’état de santé de Max allait s’empirer, des cloques remplient de liquide apparaissait sur sa peau il décida d’aller voir le médecin. Le diagnostic était un zona d’herpès un traitement existait qui coutait 130 euros. On décida d’attendre un peu afin de voir l’évolution de ces petites méchantes cloques. Par malheur la douleur s’amplifiait, elle était tellement insupportable que max ne dormit pas durant deux nuits mais que faire nous étions le weekend il fallait attendre lundi pour acheter le traitement. La douleur était tellement insupportable qu’elle décida Max d’acheter ce traitement 130 euros tout de même. Dès lundi matin nous sommes descendu au village de Guià à 8 kms à pied afin d’acheter son traitement. Quelle histoire on part en voyage en se disant tout va bien aller mais nous ne sommes hélas pas à l’abri de ce genre de mésaventures et heureusement d’ailleurs. Nous sommes restés un petite semaine à ce camping le temps de nous reposer, de nous ressourcer pour repartir à la recherche d’un voilier. Le lendemain mardi 2 décembre, je me rappelle cette date car elle marque la fin de cette interminable recherche de voilier sur le port de Las Palmas et elle marque cette rencontre avec Diane et Igor. Cette rencontre est le début d’un voyage autrement qui a commencé le 4 décembre depuis que nous avons embarqué à bord de leur magnifique voilier Miss Terre. Depuis cette date nous habitons à bord de Miss Terre au port de Las Palmas sur le ponton 15. Le départ est pour bientôt toujours bercé pour les hélas de la météo dimanche 14 décembre nous devrions prendre la mer. Derniers préparatifs avant le départ puis la préparation de notre escale à l’archipel des Bissagos où nous souhaitons rencontrer des gens qui ont des initiatives pour préserver cet extraordinaire environnement marin et les espèces qui y vivent dont un hippopotame.

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